Paul à Montréal : un parcours pour découvrir l’histoire de Montréal

Pour souligner le 375e anniversaire de Montréal, un parcours urbain interactif, composé de 12 cases de bande dessinée géantes et mettant en vedette Paul, héros de l’oeuvre du bédéiste Michel Rabagliati, vous permettra non seulement de découvrir l’histoire de Montréal mais également de visiter le Plateau Mont-Royal sous un nouvel angle. Le parcours commence à la station de métro Laurier et se termine au Parc Lafontaine. Tous les détails ici.

Pour découvrir ou redécouvrir le monde de Paul, voici un lien vers Les Éditions de la Pastèque.

Cet événement se termine le 10 décembre 2017.

Vivre le pays de ses ancêtres — une expérience sans pareil

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Des voyages, j’en ai fait plusieurs dans ma vie. Et pourtant, ceux qui m’ont le plus marquée et qui m’ont apporté les plus beaux souvenirs sont ceux dont une partie était consacrée à visiter une région d’où étaient issus quelques-uns de mes ancêtres. Bien sûr, chaque fois j’ai fait un arrêt à l’église ou même au cimetière, mais ce n’est pas nécessairement ce qui m’a le plus touchée.

Quand je me suis rendue dans le village d’origine de mes ancêtres toscans, j’ai loué un appartement plutôt que d’aller à l’hôtel. Un de mes plus beaux moments fut de discuter avec la propriétaire qui m’a appris plein de choses sur l’histoire du village et qui m’a recommandé le meilleur gelato en ville, celui d’une amie bien sûr!

Lors de mon passage dans le Lot-et-Garonne, j’ai été invitée à souper chez un correspondant qui faisait aussi un peu de généalogie. Ce soir-là, j’ai appris comment se faisait la production des pruneaux, car mon hôte était propriétaire d’un verger. Il habitait un château dont il m’a raconté l’histoire. C’était fascinant. En ce qui concerne le dîner, j’ai eu droit à un vin apéritif fait maison et à un repas digne d’un banquet, le tout couronné par un pruneau à l’Armagnac. Sublime !

Le tourisme généalogique, c’est tout cela. Et ça ne se trouve pas dans une brochure ! Il est fait de rencontres ou d’expériences gastronomiques et culturelles uniques.

Le Great Canadian Genealogy Summit à Halifax cet automne

La deuxième édition annuelle du Great Canadian Genealogy Summit aura lieu cet automne dans la charmante ville d’Halifax, en Nouvelle-Écosse, à l’hôtel Lord Nelson, les 13, 14 et 15 octobre 2017. Pour en savoir plus, c’est par ici (en anglais).

Une visite aux Archives de la BANQ? N’oubliez pas votre appareil photo!

Il y a quelques semaines, alors que j’étais de passage aux Archives de la BAnQ, rue Viger, à Montréal pour y effectuer des recherches, une belle surprise m’attendait. En effet, j’ai constaté qu’il nous est désormais possible de photographier certains des documents consultés avec nos propres appareils.

Il s’agit là d’une excellente nouvelle!

J’examinais justement un plan de la ville de Sorel qui était évidemment beaucoup trop grand pour être photocopié au comptoir du quatrième étage, mais grâce à ma tablette, j’ai pu en tirer une image de très bonne qualité et en couleur s’il vous plaît! On gagne du temps et on économise de l’argent (sans oublier le papier!). Mais voyez plutôt. Lorsqu’on consulte un volume de grande dimension (le Registre de la prison de Montréal, par exemple), on photographie les pages pertinentes au fur et à mesure de la recherche, à notre rythme, au lieu d’avoir à y insérer des signets, se présenter au comptoir et devoir patienter jusqu’à ce que l’on nous remette les photocopies ou les copies numérisées, une fois que celles-ci sont prêtes.

Petite précision importante : il est ici uniquement question des documents originaux que l’on commande au comptoir du quatrième étage. Pour tout autre type de documentation (tels livres, revues et magazines), on doit toujours avoir recours aux photocopieurs en libre-service ou, si l’on préfère, demander au personnel de les préparer pour nous. En libre-service ou non, des frais sont exigés. Également, les microfilms ne doivent pas être photographiés directement à l’écran lors du visionnement. Les images qui nous intéressent devront absolument être sauvegardées sur une clé USB. En outre, s’il n’est pas permis, pour quelque raison, de photographier un document original, le personnel nous en informe au moment où nous est remis le document.

Alors, qu’attendez-vous? Faites un saut aux Archives de la BAnQ, plongez-vous dans la lecture de documents originaux et n’oubliez surtout pas votre appareil photo, votre tablette ou votre téléphone!

Une vieille église abrite Le Musée des Maîtres et Artisans du Québec

Si vous visitez le Musée des Maîtres et Artisans du Québec, dont la collection est composée de plus de 10 000 objets d’arts anciens, de tradition artisanale et d’art contemporain, vous remarquerez immédiatement que le bâtiment qui l’abrite est une vieille église.

Maintenant situé sur l’avenue Sainte-Croix, dans l’arrondissement Ville Saint-Laurent, saviez-vous que ce bâtiment était à l’origine l’église presbytérienne St. Andrew and St. Paul, sise sur le boulevard René-Lévesque, à Montréal?

Le musée est gratuit jusqu’au 31 décembre 2017. Profitez-en! Tous les détails ici.

Dans la bibliothèque de GenSpotters: Une petite Cadie en Martinique par André-Carl Vachon

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Nous avions l’impression que tout avait été écrit au sujet de cette tragédie incroyable que fut la Déportation des Acadiens. Beaucoup de chiffres ont été avancés quant au nombre d’individus déplacés de force. Les historiens y sont allés de leurs corrections ou de leurs nouvelles estimations, sans toujours mentionner les sources primaires consultées. Lors du Grand Dérangement, un certain nombre d’Acadiens expulsés par les Britanniques se sont retrouvés dans les Antilles, plus particulièrement en Martinique. Cependant, cet épisode de leur histoire n’avait été documenté que par un seul historien jusqu’à maintenant. L’ouvrage d’André-Carl Vachon vient combler cette lacune.

L’essai comporte cinq chapitres dont le premier brosse succinctement l’histoire de l’Acadie jusqu’à la Déportation. Dans les deux chapitres suivants, l’auteur distingue les Acadiens arrivés en Martinique en provenance de la Nouvelle-Angleterre à la fin de la guerre de Sept Ans de ceux venus de France. Si, dans le cas des premiers, il était certain qu’ils avaient bien été déportés, dans le second cas, tous les passagers en provenance de France n’étaient pas forcément Acadiens. L’auteur établit fort bien cette distinction en fournissant les listes de passagers sous forme de tableau dans lequel il apporte la preuve qu’il s’agit d’une famille acadienne, à laquelle il ajoute la demande de leur rapatriement en territoire français, la première mention de leur présence en Martinique et, enfin, le lieu de leur établissement après leur départ de l’île. Leur identification a exigé une recherche plus poussée.

L’auteur nous éclaire ensuite sur le contexte de l’établissement des Acadiens à Champflore en Martinique en expliquant d’où ils sont arrivés, en brossant un tableau des métiers qu’ils ont exercés et, sur une note plus triste, en relatant l’incidence que Dame Nature a eu sur la décision des survivants de quitter cette colonie. L’auteur termine l’ouvrage en ajoutant quelques informations au sujet d’Acadiens qui sont passés par la Martinique plusieurs années après la Déportation. En annexe, nous trouvons entre autres la lignée « martiniquaise » de l’auteur.

Cet ouvrage au ton didactique plaira au généalogiste puisqu’il nous informe de manière précise sur ces familles. Clair et concis, il s’agit d’un bon ouvrage pour initier le néophyte à cet épisode méconnu de la Déportation ainsi que sur la présence bien documentée de quelque 205 Acadiens en Martinique.

À la suite de la parution de cet ouvrage, l’auteur a reçu la médaille de la commune de Morne-Rouge, « trait d’union et le symbole d’une amitié et d’une relation retrouvées ». -mairesse Jenny Dulys-Petit

Vachon, André-Carl. Une petite Cadie en Martinique, Éditions La Grande Marée, 2017, 137 pages.

Le Havre, France — Salon et congrès national de généalogie les 8, 9 et 10 septembre 2017

Si vous êtes parmi les chanceux qui séjourneront en France au mois de septembre, ne manquez surtout pas l’occasion de visiter Le Havre, et par le fait même, d’assister au XXIVe Salon et Congrès national de généalogie, les 8, 9 et 10 septembre 2017. Tous les détails se trouvent ici.

Y a-t-il un mouton noir dans votre famille?

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Il est rare que, spontanément, nous entretenions des préjugés négatifs à l’égard de nos ancêtres (que nous imaginons volontiers comme des êtres pourvus de toutes les vertus). Mais si l’on y réfléchit le moindrement, il est impossible qu’aucun d’entre eux n’ait été un mouton noir, n’est-ce pas? S’il y a—une fois le malaise estompé—un point positif aux mauvaises actions de votre ancêtre, c’est qu’il subsiste une trace écrite de ses méfaits!

J’ai trouvé ce livre sur Internet : History of the Montreal Prison from A. D. 1784 to A. D. 1886, du révérend J. Douglas Borthwick. Au moment de sa publication, en 1886, la prison du Pied-du-Courant (édifice abritant aujourd’hui, le siège social de la Société des alcools du Québec sur l’avenue De Lorimier) comptait 50 ans d’existence. L’ensemble de l’ouvrage est très intéressant, mais ce sont les pages 257 à 268 qui ont vraiment capté mon attention—celles où l’auteur énumère les prisonniers pour la période allant de 1812 à 1885. Les années 1812 à 1825 constituent un trésor; en effet, le registre de la prison conservé aux Archives ne commence qu’en 1826. Bien sûr, cette liste n’est pas exhaustive, mais elle n’est pas à négliger.

Ce livre étant une source secondaire, il importe de demeurer vigilant. Faites vos devoirs. Si un nom vous semble familier, assurez-vous qu’il s’agit véritablement de la personne concernée. Visitez les Archives de la BAnQ, rue Viger, et fouillez afin de découvrir un maximum de détails sur votre mouton noir.

Croyez-vous que je fasse preuve d’un excès de prudence?

Voici un exemple qui vient illustrer mon propos de façon éloquente. Lorsque je suis tombée, dans cet ouvrage, sur un dénommé Jean-Baptiste Tourville, condamné à mort en 1836, ça tournait dans ma tête! Qui était-il? Je connais pas mal tout mon monde… peut-être était-il de la lignée Dutau-Tourville après tout—nullement apparentée à celle des Hubou-Tourville (la mienne). Et si c’était quelqu’un de Terrebonne ou de Saint-Jean-sur-Richelieu? Au cours de cette période, les gens arrêtés pour un crime commis dans un petit village dans les environs de la ville étaient transférés à la prison de Montréal.

J’ai donc décidé d’aller aux Archives et de vérifier le tout. J’ai parcouru le registre de la prison, les dossiers et les procès-verbaux des causes criminelles. Tout ça pour apprendre que le pauvre type qui a été pendu était Jean-Baptiste Fournelle et non Tourville. Certes, l’honneur de la famille était sauf, mais j’étais un peu déçue, car ce M. Fournelle avait laissé un bel aperçu de ses écarts de conduite!

En conclusion, ne faites pas l’erreur de vous en tenir uniquement à cette liste—ni à quelque source secondaire quelle qu’elle soit, d’ailleurs—validez toujours l’information dans les sources primaires.

Bonnes recherches!

 

Visite gratuite des fouilles archéologiques du Parlement du Canada-Uni à Montréal

Le musée Pointe-à-Callière nous invite à visiter sa nouvelle exposition portant sur les fouilles archéologiques du Parlement du Canada-Uni dans le Vieux-Montréal. Le bâtiment a été détruit par le feu en 1849. Le Devoir et Radio-Canada nous racontent l’aventure.

Avez-vous songé à chercher votre ancêtre dans le journal?

L’autre jour, une amie, qui voulait retrouver la trace d’un grand-père parti en Ontario dans les années ’40, m’a demandé de lui suggérer une source avec laquelle elle pourrait retracer son aïeul. Je lui ai spontanément répondu : « Les journaux ! ». Suggestion à laquelle elle réplique : « Je te remercie pour l’idée des journaux, mais comme j’ai l’impression qu’il est mort seul et qu’il est enterré dans une fosse commune… », sous-entendant qu’il n’y avait pas de raison de publier sa nécrologie. Il y a pourtant bien plus que la publication des avis de décès dans les journaux.

De nos jours, on retrouve souvent un « cahier des bébés de l’année » dans le premier numéro du mois de janvier de certains quotidiens. Cette habitude de publier les naissances dans les journaux remonte presque au début de l’existence même de ces périodiques. À l’époque, les gens n’attendaient pas au jour de l’An pour le faire. Celles-ci étaient habituellement publiées au fil des jours dans le journal local. On retrouvait le même genre d’annonces pour les mariages, les fiançailles et les décès.

Certains de vos aïeux ont possiblement fêté leurs noces d’or. Il n’était pas rare de voir la publication de longs articles au sujet des jubilaires racontant leur vie et celle de leur progéniture. On rapportait en détail les cérémonies soulignant l’anniversaire ainsi que la liste des invités et des cadeaux offerts pour l’occasion. Ces nouvelles se retrouvaient même parfois à la une ! Elles s’avèrent fort utiles aux généalogistes.

Si votre ancêtre est décédé de façon accidentelle, il y a sûrement un article qui a été publié sur le sujet dans les jours qui ont suivi sa mort. Encore plus s’il s’agit d’une mort violente, car il y aura eu enquête du coroner. Les journaux aiment rapporter ce genre d’histoire. Comme il n’y a pas de mort suspecte tous les jours, les journaux trouvent leur compte en rapportant tout crime perpétré sur leur territoire, qu’il s’agisse de vol, de fabrication de faux ou de charlatanisme, tout y passe. Et si ces accusés sont trouvés coupables, on en publie périodiquement la liste ainsi que la peine qu’ils ont à purger.

Les journaux donnent également dans le social. Votre parenté recevait de la visite des États? C’était souvent publié dans le journal ! On retrouve de ces notices indiquant que telle famille a reçu la visite d’un oncle, ou bien que telle autre part aux États visiter ses cousins.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce que nous réserve la recherche dans les journaux. Il s’agit d’une source exceptionnelle d’informations qui est de plus en plus accessible à tous. Il est possible de retrouver les journaux anciens dans les centres d’archives, les bibliothèques, les sociétés d’histoire et aussi sur Internet. Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) propose près de 300 titres dans sa collection numérique avec recherche intégrale possible pour certains d’entre eux.

D’autres sites, payants ceux-là, offrent une grande variété de titres, surtout pour le Canada anglais et les États-Unis.