Avez-vous songé à chercher votre ancêtre dans le journal?

L’autre jour, une amie, qui voulait retrouver la trace d’un grand-père parti en Ontario dans les années ’40, m’a demandé de lui suggérer une source avec laquelle elle pourrait retracer son aïeul. Je lui ai spontanément répondu : « Les journaux ! ». Suggestion à laquelle elle réplique : « Je te remercie pour l’idée des journaux, mais comme j’ai l’impression qu’il est mort seul et qu’il est enterré dans une fosse commune… », sous-entendant qu’il n’y avait pas de raison de publier sa nécrologie. Il y a pourtant bien plus que la publication des avis de décès dans les journaux.

De nos jours, on retrouve souvent un « cahier des bébés de l’année » dans le premier numéro du mois de janvier de certains quotidiens. Cette habitude de publier les naissances dans les journaux remonte presque au début de l’existence même de ces périodiques. À l’époque, les gens n’attendaient pas au jour de l’An pour le faire. Celles-ci étaient habituellement publiées au fil des jours dans le journal local. On retrouvait le même genre d’annonces pour les mariages, les fiançailles et les décès.

Certains de vos aïeux ont possiblement fêté leurs noces d’or. Il n’était pas rare de voir la publication de longs articles au sujet des jubilaires racontant leur vie et celle de leur progéniture. On rapportait en détail les cérémonies soulignant l’anniversaire ainsi que la liste des invités et des cadeaux offerts pour l’occasion. Ces nouvelles se retrouvaient même parfois à la une ! Elles s’avèrent fort utiles aux généalogistes.

Si votre ancêtre est décédé de façon accidentelle, il y a sûrement un article qui a été publié sur le sujet dans les jours qui ont suivi sa mort. Encore plus s’il s’agit d’une mort violente, car il y aura eu enquête du coroner. Les journaux aiment rapporter ce genre d’histoire. Comme il n’y a pas de mort suspecte tous les jours, les journaux trouvent leur compte en rapportant tout crime perpétré sur leur territoire, qu’il s’agisse de vol, de fabrication de faux ou de charlatanisme, tout y passe. Et si ces accusés sont trouvés coupables, on en publie périodiquement la liste ainsi que la peine qu’ils ont à purger.

Les journaux donnent également dans le social. Votre parenté recevait de la visite des États? C’était souvent publié dans le journal ! On retrouve de ces notices indiquant que telle famille a reçu la visite d’un oncle, ou bien que telle autre part aux États visiter ses cousins.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce que nous réserve la recherche dans les journaux. Il s’agit d’une source exceptionnelle d’informations qui est de plus en plus accessible à tous. Il est possible de retrouver les journaux anciens dans les centres d’archives, les bibliothèques, les sociétés d’histoire et aussi sur Internet. Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) propose près de 300 titres dans sa collection numérique avec recherche intégrale possible pour certains d’entre eux.

D’autres sites, payants ceux-là, offrent une grande variété de titres, surtout pour le Canada anglais et les États-Unis.